Take Two Interactive Loot Boxes

Take-Two n'a (toujours) pas de problème avec les loot boxes

La polémique autour des loot boxes, ces packs de contenus aléatoires achetés avec de l'argent réel, continue de faire la une de la presse vidéoludique. Même si cette dernière pointe du doigt cette pratique, force est de constater que les éditeurs y sont assez favorables. La maison-mère de Rockstar Games, Take-Two Interactive, en est convaincue : ce type de microtransaction ne leur pose pas de soucis.

En effet Strauss Zelnick, le président-directeur général de la firme, l'affirme face à ses actionnaires : le principe des loot boxes serait « parfait ». Il faut dire que ce patron a la langue bien pendue. Non content d'avoir révélé la fin de la bêta de Red Dead Online pile la veille de la sortie de sa version « finale », il n'hésite pas à commenter de façon favorable un sujet aussi brûlant que les lootboxes.

Comme le rappelle Jeuxvideo.com, ces propos sont liés à l'actualité. Un sénateur américain du nom de Josh Hawley a proposé il y a dix jours une loi réglementant fortement les loot boxes au États-Unis, dans un souci de protection des individus les plus jeunes. Une telle mesure est déjà présente dans des pays comme la Belgique, mais cela n'empêche pas Take-Two de réitérer les mêmes propos sur le sujet qu'il y a un an et demi.

Comme il le dit lui-même, les loot boxes ne représenteraient que 3% des revenus de la société. Autant dire une goutte d'eau lorsqu'on les compare à ceux des microtransactions de Grand Theft Auto Online pour ne citer que lui. Toutefois, il en défend le principe en le considérant comme étant « raisonnable » voire même, comme cité plus haut, « parfait ». Visiblement, Take-Two Interactive ne considère pas ces systèmes comme des jeux d'argent.

Espérons que le jeune et brave sénateur Howley arrivera au bout de son projet de loi. Il suffit de prier pour que les lobbyistes du jeu vidéo tels que l'Electronic Software Association ou ESA ne viendront pas y mettre leur grain de SELL...

Bonne après-midi à tous sur Rockstar Mag' !


Succès GTA Online au dela attente Take Two

GTA Online : une amende de 150 000 dollars adressée à un créateur de mods

Un créateur de mods payants pour Grand Theft Auto Online a reçu une amende de 150 000 dollars de la part de la justice américaine. Take-Two Interactive signe là un procès record dans l'histoire de GTA Online, mais aussi et surtout dans celle de l'industrie du jeu vidéo. Petit rappel des faits.

C'est officiel, Take-Two Interactive a gagné. En août dernier, un petit malin du nom de Jhonny Perez vivant en Floride s'était fait rappeler à l'ordre par la maison-mère de Rockstar Games. En effet, ce joueur modifiait le code source de GTA Online et s'amusait à revendre des logiciels, disons-le, des mod menus, à des prix variant entre 10 et 30 dollars. Et vous vous doutez bien que ces outils servaient essentiellement à tricher sans vergogne.

Tout ça, nous vous en avions parlé lorsque Take-Two avait déposé plainte en décembre contre Perez. À ce moment-là, l'entreprise s'était montrée compréhensive en tentant de dialoguer directement avec la partie adverse afin d'éviter un procès justement. Et contre toute attente, Perez a préféré ne pas répondre à cette requête et d'ignorer les avertissements de la firme.

Autre élément intéressant dans cette affaire, le montant du pactole amassé par Jhonny Perez. On estime à 500 000 dollars la somme gagnée par ce dernier grâce à son Mod Menu. Autant dire que lorsque Take 2 exige de lui 150 000 dollars de dommages et intérêts pour violation de copyright et pour la vente de ses mod menus pour GTA Online, ils se doutent que d'une manière ou d'une autre il sera en mesure de payer la facture.

Bon, en vérité, il s'agit de la somme maximale pouvant être exigée dans le cadre du copyright auprès de la Cour pénale de New York. Néanmoins, Take-Two Interactive a exigé de Perez qu'il règle des frais d'avocats coûtant la bagatelle de 66 868 dollars, ce qui élève la note à 216 868 dollars. Selon l'entreprise américaine, les instances de triche développées par Jhonny Perez ont endommagé GTA Online de façon irréparable et provoqué de lourdes pertes pour elle.

Et maintenant, la cerise. La procédure stipulait que cet argent devait être redistribué à une association caritative choisie par Take 2. Or le juge en charge de l'affaire en a décidé autrement en exigeant le versement de cette amende à Take 2. Au moins légalement Jhonny Perez n'a plus droit de modifier quoi que ce soit à l'avenir, c'est déjà ça. GTA Online n'en sera que plus tranquille.

D'après Rockstar Intel, d'où nous provient cette information, il s'agit de la plus grosse somme d'argent jamais versée par un développeur spécialisé dans la triche en jeu vidéo. La plupart du temps, ce genre de situation pousse les deux parties vers un arrangement. Sauf que Jhonny Perez était visiblement injoignable ce jour-là.

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Take-Two : Jusqu'où ira Red Dead Redemption 2 ?

Le président de Take-Two Interactive en est convaincu, la réussite commerciale de Red Dead Redemption 2 est inévitable. La véritable interrogation qui le parcourt concerne l'ampleur de ce succès, qui est loin d'être certaine.

Comme nous vous l'expliquions il y a moins d'une semaine, le PDG de Take-Two est confiant quant à l'avenir de son entreprise et aux résultats de vente des produits qu'elle propose. Néanmoins, et c'est normal, une incertitude plane autour des revenus générés par le prochain jeu de Rockstar Games.

Jaquette de Red Dead Redemption II
La jaquette du jeu, parce qu'elle le vaut bien

Lors d'un entretien accordé au site gamesindustry.biz durant l'E3 2018, Zelnick a admis qu'il ne s'attendait pas à un succès aussi important que Grand Theft Auto V (sans blague !) et que l'ambition de la firme est avant tout de mettre en avant le divertissement et la créativité de ses filiales et de leurs équipes.

Par ailleurs, alors que les analystes les plus prudents pensent que le titre se vendra aux alentours de 12 millions d'unités et que les plus optimistes penchent pour 15 millions, Strauss Zelnick voit les choses sous un autre angle.

Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une affaire de chiffres avec des critères définis. Je crois qu'il faut se demander à quel point le produit est phénoménal, et s'il capte l'attention et l'imagination des gens.

Le PDG de Take-Two s'est également exprimé vis-à-vis de l'absence relative de l'entreprise lors du dernier E3, Zelnick considérant davantage l'évènement comme une rencontre entre professionnels du secteur et non un lieu de promotion.

Portrait de Strauss Zelnick
Strauss Zelnick, dit « Le Patron »

Cela dit, la raison du mutisme de Take-Two est plus simple : le développement des franchises les plus importantes de la firme prend du temps, bien plus de temps que prévu. Toutefois, l'ambition reste la même.

À long terme notre objectif est de faire revenir nos franchises les plus importantes, non pas sous une forme annualisée mais de façon à avoir une poignée de grosses sorties chaque année. Nous aimerions également proposer de nouvelles IP sur le marché de façon régulière, comme nous l'avons toujours fait.

Enfin, l'interview s'est orientée vers le modèle économique de Take-Two, ou plutôt celui qu'il cherche à mettre en place dans ses futures productions. Un modèle tourné vers des achats récurrents comme des microtransactions ou, lors de cette entretien, des contenus téléchargeables à l'image de ceux de la série Borderlands.

Bannière GTA Online
La poule aux oeufs d'or de Take-Two

Les rentrées phénoménales d'argent obtenues à l'aide du succès surprise (même pour Zelnick !) de GTA Online sont bien entendu évoquées, et mises en avant dans « un but de divertissement et non de monétisation, en interne comme en externe », affirme-t-il.

Nous souhaitons suivre notre engagement afin de pouvoir monétiser. Nous travaillons afin de divertir le client parce que c'est ce qui les pousse à s'investir dans nos produits, et de cet engagement découlera des revenus et des produits si nous le faisons correctement.

À très bientôt sur Rockstar Mag' !