Take Two Interactive Loot Boxes

Take-Two n'a (toujours) pas de problème avec les loot boxes

La polémique autour des loot boxes, ces packs de contenus aléatoires achetés avec de l'argent réel, continue de faire la une de la presse vidéoludique. Même si cette dernière pointe du doigt cette pratique, force est de constater que les éditeurs y sont assez favorables. La maison-mère de Rockstar Games, Take-Two Interactive, en est convaincue : ce type de microtransaction ne leur pose pas de soucis.

En effet Strauss Zelnick, le président-directeur général de la firme, l'affirme face à ses actionnaires : le principe des loot boxes serait « parfait ». Il faut dire que ce patron a la langue bien pendue. Non content d'avoir révélé la fin de la bêta de Red Dead Online pile la veille de la sortie de sa version « finale », il n'hésite pas à commenter de façon favorable un sujet aussi brûlant que les lootboxes.

Comme le rappelle Jeuxvideo.com, ces propos sont liés à l'actualité. Un sénateur américain du nom de Josh Hawley a proposé il y a dix jours une loi réglementant fortement les loot boxes au États-Unis, dans un souci de protection des individus les plus jeunes. Une telle mesure est déjà présente dans des pays comme la Belgique, mais cela n'empêche pas Take-Two de réitérer les mêmes propos sur le sujet qu'il y a un an et demi.

Comme il le dit lui-même, les loot boxes ne représenteraient que 3% des revenus de la société. Autant dire une goutte d'eau lorsqu'on les compare à ceux des microtransactions de Grand Theft Auto Online pour ne citer que lui. Toutefois, il en défend le principe en le considérant comme étant « raisonnable » voire même, comme cité plus haut, « parfait ». Visiblement, Take-Two Interactive ne considère pas ces systèmes comme des jeux d'argent.

Espérons que le jeune et brave sénateur Howley arrivera au bout de son projet de loi. Il suffit de prier pour que les lobbyistes du jeu vidéo tels que l'Electronic Software Association ou ESA ne viendront pas y mettre leur grain de SELL...

Bonne après-midi à tous sur Rockstar Mag' !


Bannière disant que non, le rachat de Sony et Take-Two n'aura pas lieu

Non, Sony ne compte pas racheter Take-Two

C'est officiel, Sony ne souhaite absolument pas acheter Take-Two Interactive. La maison-mère de Rockstar Games reste indépendante jusqu'à preuve du contraire.

Suite et fin de la rumeur du moment. Après avoir enflammé la Toile durant près de 48 heures, le verdict est tombé. Non, non et non, rien de tout cela n'était vrai. Take-Two Interactive n'est pas (et n'a jamais été) en pourparlers pour se faire racheter. Et c'est l'acheteur désigné, Sony, qui l'affirme.

Et dans le même temps, nous nous y attendions. Comme nous vous le précisions très récemment, l'origine de cette rumeur est infondée. Il s'agissait du travail de journalistes financiers, Sue Chang et Chris Matthews pour ne pas les citer, qui reprenait les propos d'un certain Joel Kulina. C'est notamment Matthews qui est à l'origine de l'explication que nous avions rapporté :

Take Two a commencé à prendre de la valeur au point d’être en tête du S&P 500. […] J’ai simplement cherché à comprendre les raisons de cette hausse soudaine.

Pour rappel Kulina, qui est analyste financier chez Wedbrush Securities, aurait évoqué avec les deux journalistes de MarketShare l'éventuel rachat de Take2 par la maison-mère de PlayStation. Une information lourde de conséquences qui a permis à l'action en bourse de Take-Two Interactive de fortement grimper.

Sauf que Kulina n'aurait rien dit de tout cela. Il dément même fermement être à l'origine de cet rumeur :

Il s’agit simplement de spéculations financières non confirmées. […] Je ne suis pas la source de toute cette histoire. Je ne vois pas qui aurait pu me citer puisque je n’ai parlé à personne au téléphone, à moins que quelqu’un ait vu la note que j’avais écrite.

Jusqu'ici, nous n'avions pas eu un seul commentaire de la part d'une partie ou de l'autre dans cette affaire. Et si la firme américaine est restée muette sur le sujet, l'entreprise d'origine japonaise a quant à elle admis que cette histoire était fausse. D'après ces propos relayés par VentureBeat et Yuji Nakamura, Kulina aurait bel et bien raison. Nakamura est journaliste chez Bloomberg, soit dit en passant.

Tout le monde y compris Wedbrush le savait déjà, mais retenez ça : Sony m'a confirmé qu'il n'y avait « aucun fondement » dans les articles disant qu'il allait acquérir Take Two

Très bonne après-midi sur Rockstar Mag' !


Succès GTA Online au dela attente Take Two

GTA Online : une amende de 150 000 dollars adressée à un créateur de mods

Un créateur de mods payants pour Grand Theft Auto Online a reçu une amende de 150 000 dollars de la part de la justice américaine. Take-Two Interactive signe là un procès record dans l'histoire de GTA Online, mais aussi et surtout dans celle de l'industrie du jeu vidéo. Petit rappel des faits.

C'est officiel, Take-Two Interactive a gagné. En août dernier, un petit malin du nom de Jhonny Perez vivant en Floride s'était fait rappeler à l'ordre par la maison-mère de Rockstar Games. En effet, ce joueur modifiait le code source de GTA Online et s'amusait à revendre des logiciels, disons-le, des mod menus, à des prix variant entre 10 et 30 dollars. Et vous vous doutez bien que ces outils servaient essentiellement à tricher sans vergogne.

Tout ça, nous vous en avions parlé lorsque Take-Two avait déposé plainte en décembre contre Perez. À ce moment-là, l'entreprise s'était montrée compréhensive en tentant de dialoguer directement avec la partie adverse afin d'éviter un procès justement. Et contre toute attente, Perez a préféré ne pas répondre à cette requête et d'ignorer les avertissements de la firme.

Autre élément intéressant dans cette affaire, le montant du pactole amassé par Jhonny Perez. On estime à 500 000 dollars la somme gagnée par ce dernier grâce à son Mod Menu. Autant dire que lorsque Take 2 exige de lui 150 000 dollars de dommages et intérêts pour violation de copyright et pour la vente de ses mod menus pour GTA Online, ils se doutent que d'une manière ou d'une autre il sera en mesure de payer la facture.

Bon, en vérité, il s'agit de la somme maximale pouvant être exigée dans le cadre du copyright auprès de la Cour pénale de New York. Néanmoins, Take-Two Interactive a exigé de Perez qu'il règle des frais d'avocats coûtant la bagatelle de 66 868 dollars, ce qui élève la note à 216 868 dollars. Selon l'entreprise américaine, les instances de triche développées par Jhonny Perez ont endommagé GTA Online de façon irréparable et provoqué de lourdes pertes pour elle.

Et maintenant, la cerise. La procédure stipulait que cet argent devait être redistribué à une association caritative choisie par Take 2. Or le juge en charge de l'affaire en a décidé autrement en exigeant le versement de cette amende à Take 2. Au moins légalement Jhonny Perez n'a plus droit de modifier quoi que ce soit à l'avenir, c'est déjà ça. GTA Online n'en sera que plus tranquille.

D'après Rockstar Intel, d'où nous provient cette information, il s'agit de la plus grosse somme d'argent jamais versée par un développeur spécialisé dans la triche en jeu vidéo. La plupart du temps, ce genre de situation pousse les deux parties vers un arrangement. Sauf que Jhonny Perez était visiblement injoignable ce jour-là.

À très bientôt sur Rockstar Mag' !